Immersion intérieure. Sous la surface
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Mon nouveau portfolio, 2026
Le François, Martinique, mai 2026
Il y a des plongées dont on ne ressort pas tout à fait identique, pas parce qu'il s'est passé quelque chose de dramatique sous l'eau, mais parce que la descente fait quelque chose au temps, à l'espace, à la façon dont le corps se meut dans son nouvel espace.
À partir d'une certaine profondeur, la lumière ne vient plus d'en haut, elle semble surgir de l'intérieur des choses, les formes perdent leurs contours nets, le silence n'est plus une absence, il devient une matière.
C'est de là qu'est née cette série.
Immersion Intérieure. Sous la Surface est une exploration picturale de la plongée sous-marine comme métaphore de la descente intérieure. Cinq œuvres, toutes réalisées en techniques mixtes sur toile (acrylique, encre acrylique, gesso, sable, pastel à l'huile), qui forment un voyage progressif, du bord de l'eau jusqu'au fond du silence.
Je peins la lumière en diluant la peinture, en soufflant, en laissant la toile blanche réapparaitre. La lumière émerge par soustraction, exactement comme sous l'eau où elle se diffuse, se voile, puis semble naître de l'intérieur des choses elles-mêmes.
Les cinq œuvres

1/L'Appel. 100 × 75 cm La descente n'a pas encore commencé, mais l'appel est déjà là. Les couleurs sont chaudes, lumineuses, la respiration est ample. Le sable dans la matière rappelle le fond encore proche, le soleil encore présent. Un chemin commence à se dessiner, une préparation lente à l'immersion.

2/Le Premier Silence. 46 × 55 cm
La descente commence. Des formes organiques plus denses apparaissent, encore arrondies. Le regard remonte vers une lumière filtrée, avec ce sentiment de doute propre à ceux qui hésitent à aller plus loin. C'est la première fois que l'on ne voit plus la surface clairement.

3/La Pause. 46 × 55 cm
La lumière de surface accompagne encore le regard, mais les formes sont devenues rondes, enveloppantes, comme une chambre d'eau. Une sensation de flottement s'installe, acceptation, paix intérieure. Le corps lâche quelque chose. On arrête de lutter contre la profondeur.

4/Perte de repères I. 46 × 55 cm
Le haut et le bas n'existent plus vraiment. On entre dans la profondeur réelle. La lumière ne vient plus du soleil. Les formes coralliennes se font plus géométriques, plus tranchantes. L'espace se resserre et une densité nouvelle s'installe, pas d'angoisse, juste une présence plus lourde.

5/Perte de repères II. 100 × 75 cm
La dernière toile de la série actuelle. Ici, tout est vibration. Les couleurs s'intensifient là où on les attendrait plus sombres. La lumière apparait au coeur des éléments. Les arêtes sont plus vives et à la fois elles diffusent. C'est le paradoxe de la grande profondeur qui apporte une nouvelle Lumière sur Soi, en Soi dans le silence et la perte des repères connus.
Ce qui vient
Ces cinq œuvres sont nées dans mon atelier du François, au cours des derniers mois. D'autres sont en cours et viendront s'y tisser : La Descente, des bleus, la lumière de surface, sans texture, une sensation de légèreté pure... quelques petits formats en 30X30cm...
La série n'est donc pas terminée. Comme toute plongée, elle avance à son propre rythme.
Plonger dans la mer et plonger en soi sont pour moi deux expériences qui se répondent profondément. Ce portfolio est une invitation à descendre, pas pour chercher quelque chose de précis, mais pour voir ce qui apparaît quand tout ralentit.
Je vous y emmène, pas à pas.
Véronique Dural Le François, Martinique veroniquedural.com · v.dural.art@gmail.com
Portfolio 2026 disponible sur demande. Œuvres disponibles à la vente.
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